Le sac porté en travers revient sur les podiums de l’automne, malgré ses critiques

Souvent jugé encombrant sur un beau manteau, le sac porté croisé s’impose pourtant dans plusieurs défilés, d’Isabel Marant à Giorgio Armani, selon Vogue France.

Paul Verrier Par Paul Verrier
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Le sac porté en travers revient sur les podiums de l’automne, malgré ses critiques
Une femme en manteau long porte un sac en cuir marron en bandoulière dans une rue animée.

En bref

  • Vogue France décrit la bandoulière comme un atout de stylisme chez certaines maisons, malgré les reproches qu’on lui fait.
  • Isabel Marant, Celine, Max Mara et Giorgio Armani en proposent chacun une version différente.
  • Besace, bourse ou sacoche vintage : le magazine détaille les déclinaisons à envisager pour 2026.

Le sac à bandoulière, longtemps cantonné au rôle d’objet utilitaire, retrouve une place dans les vestiaires de la saison, d’après Vogue France, qui publie son analyse le 29 octobre 2026.

L’objet pratique face à l’objet de mode

Pour le magazine, un sac devient un it-bag lorsque son design séduit au premier regard. Il cesse alors d’être un fourre-tout où l’on range ses affaires pour devenir un objet de mode à part entière.

Les défilés témoignent de cette vision très stylisée : beaucoup de sacs phares y sont portés à la main ou coincés dans le pli du coude, au point que l’anse ou la bandoulière semblent presque inutiles. La bandoulière est du reste fréquemment boudée. On l’accuse de couper le buste et la ligne d’un manteau parfaitement taillé, de perturber l’équilibre d’un look et d’épaissir la silhouette.

Elle n’a pourtant pas disparu des podiums. Saison après saison, certaines maisons en font un véritable levier de stylisme, selon Vogue France.

Femme en manteau gris traversant une rue, un grand sac noir à l’épaule et un gobelet de café à la main, devant des immeubles.
Une passante en manteau gris traverse un passage piéton avec un grand sac noir à l’épaule et un gobelet à la main. Photo : Roberto Hund / Pexels

Quatre maisons, quatre façons de le porter en croisé

Chaque marque cite sa propre version du porté croisé, du format urbain compact à la pièce précieuse.

Maison Lecture de la bandoulière
Isabel Marant La maison reste attachée au port en travers du corps, que ce soit avec une bourse, une chaîne d’esprit rock, un cabas ou un tout petit format. Le modèle Oskan, symbole de la vague demi-lune de 2023, s’est imposé comme un classique.
Celine Un format plus compact, glissé sous le bras, doté d’une fine bandoulière qui suit la silhouette sans abîmer la coupe d’un manteau ou d’un veston masculin. Version seau pour l’hiver, version bourse souple pour l’été.
Max Mara Défilé automne-hiver 2026-2027 : format XXL, bandoulière robuste, grand cabas qui sert de contrepoids à la silhouette.
Giorgio Armani Étoffes riches et brocarts assortis aux tenues, pour un sac-bijou qui évoque un souvenir de voyage.

Le geste libéré, argument de style

Selon Vogue France, les créateurs ont saisi le potentiel de cet accessoire : ils s’en servent pour dédramatiser une allure trop apprêtée.

Quel modèle choisir pour 2026

Vogue France passe en revue plusieurs variantes pour adopter le port croisé : une besace en cuir patiné, une bourse souple ou une sacoche d’inspiration vintage. Tout dépend du style de chacune.

  • Les amatrices de minimalisme choisiront des formes franches et dépouillées, quasi graphiques sur un manteau à coupe droite.
  • Les femmes séduites par l’univers utilitaire ou aventurier opteront plutôt pour les sacs à multiples poches, avec rabats sanglés et cuirs bruts.

La sélection du magazine réunit le sac Waverly de Coach, le Starlet de Gucci, l’Oskan en daim orné d’Isabel Marant, un sac en cuir tressé d’& Other Stories et le mini Hamac en cuir de Loewe.

Photo : Dmitriy Piskarev / Pexels