Beauté

Crème solaire en ville : les critères à regarder

Pour choisir une protection solaire, il faut regarder le niveau de protection, la mention UVA et la facilité d’application, tout en gardant la crème comme un complément aux gestes de protection.

Crème solaire en ville : les critères à regarder
Close-up view of a person applying sunscreen lotion on legs on a sunny day at the beach. Cette photographie accompagne l’article « Crème solaire en ville : les critères à regarder ».

Choisir une crème solaire pour les journées passées dehors ne consiste pas seulement à comparer les textures ou les promesses imprimées sur les tubes. Le niveau de protection reste le premier critère, avec une attention particulière à la protection contre les UVA comme contre les UVB. La crème ou le spray s’inscrivent toutefois dans un ensemble plus large : se mettre à l’abri du soleil et porter vêtements couvrants et chapeau demeurent les gestes prioritaires selon 60 Millions de Consommateurs.

En bref

  • La protection UVA complète le SPF, qui concerne les UVB.
  • Dans un essai de huit produits SPF 50+, les résultats de protection UVA et UVB n’étaient pas identiques.
  • L’application généreuse, homogène et fréquemment renouvelée est un critère central d’efficacité.
  • Chapeau, vêtements couvrants et mise à l’abri restent prioritaires face au soleil.

Le produit choisi doit aussi pouvoir être appliqué généreusement, de manière uniforme et renouvelé fréquemment. Ces gestes comptent autant que le confort d’un fini sur la peau. Les comparatifs disponibles apportent des repères utiles, mais ils portent sur un panel défini et ne constituent pas un verdict valable pour toutes les formules. Retrouvez aussi nos guides beauté au quotidien.

Commencer par le niveau de protection

Le SPF concerne la protection contre les UVB. La protection contre les UVA doit également être vérifiée : la source de 60 Millions de Consommateurs rappelle qu’ils sont impliqués dans le risque de cancer, le vieillissement cutané et le risque d’allergie au soleil. La mention SPF ne suffit donc pas à elle seule pour lire l’étiquette d’un produit.

Dans son essai de huit produits affichant SPF 50+ et une protection UVA, le magazine a constaté que tous respectaient une condition minimale recommandée portant sur l’absorption des rayons UV. Pour les UVB, la plupart avaient un SPF supérieur à 50, tandis que le spray Bioderma se situait en dessous dans ce test. Seule la moitié des produits atteignait ou dépassait un SPF 60, seuil nécessaire pour revendiquer un 50+ sur l’emballage. Le magazine précise que l’écart de protection entre ces deux niveaux est négligeable en pratique.

Ces résultats ne permettent pas de classer tous les produits de protection solaire, ni de conclure sur des formules qui n’étaient pas incluses. Ils montrent en revanche qu’une même allégation affichée ne dispense pas de regarder les informations disponibles sur la protection UVA et UVB.

Sun Hat hanged on a wall
Le chapeau et les vêtements couvrants complètent les produits de protection solaire. Source: Wikimedia Commons. Attribution: mycurrency.com. Licence: CC BY-SA 4.0.

Lire les allégations complémentaires avec recul

Les emballages peuvent évoquer les UVA ultra longs, les infrarouges ou la lumière bleue. Dans le panel testé, Garnier, La Roche Posay, Mixa et SVR revendiquaient une protection contre les UVA ultra longs. Or, 60 Millions de Consommateurs indique qu’aucun test normé n’existait alors pour l’attester. Le magazine estime aussi que les effets cutanés des infrarouges et de la lumière bleue restent assez mal connus.

Ces mentions peuvent informer sur le positionnement d’un produit, mais elles ne remplacent pas le socle de la protection UVA et UVB. La résistance à l’eau, à la sueur ou au sable figure également parmi les promesses recensées par la source. Pour l’usage, le geste documenté reste simple : appliquer généreusement, répartir de façon homogène et renouveler fréquemment.

La comparaison environnementale demande la même prudence. Dans l’essai, les notes du Cosméto Score et les évaluations globales affichées par certaines marques ne recouvraient pas le même périmètre. Le magazine explique notamment qu’un indice de marque peut mêler caractéristiques de l’emballage, impact social et composition. Une lettre ou une note ne prend donc sens qu’avec la méthode qui la produit.

Faire de l’application un vrai critère

Un produit que l’on trouve facile à étaler peut mieux s’intégrer à une routine. Le comparatif décrit des différences de texture parmi les huit références : SVR et le fluide La Roche Posay ont été jugés un peu collants, tandis que Garnier, Mixa et Nivea étaient considérés comme faciles à étaler, avec une odeur de plastique jugée peu agréable. Ces appréciations concernent le panel du test, pas une règle universelle sur les marques ou leurs futurs produits.

A woman in a wide brim hat enjoys the autumn sunlight, holding a leaf and casting a shadow.
Le chapeau et les vêtements couvrants complètent les produits de protection solaire. Source: Pexels. Attribution: Yan Krukau. Licence: Pexels License.

Les traces blanches constituent un autre point de choix. La formule Avène à filtre minéral laissait le plus de traces dans cet essai, suivie de Garnier, Mixa et Bioderma avec un léger film crayeux. La source relève toutefois que certaines personnes apprécient de visualiser les zones déjà couvertes. La préférence dépend donc de l’usage attendu, tant que l’application reste suffisamment généreuse et homogène.

La crème Avène testée, destinée aux personnes intolérantes ou allergiques aux filtres chimiques, contenait du dioxyde de titane comme filtre minéral. Elle a obtenu une bonne efficacité anti UVB, mais une protection anti UVA moins favorable avec la méthode employée. Le fabricant a indiqué disposer d’un résultat différent avec une méthode UVA in vivo reconnue et validée. Ce cas ne permet pas de généraliser à l’ensemble des filtres minéraux.

Garder le produit à sa juste place

La meilleure stratégie décrite par 60 Millions de Consommateurs est de s’abriter du soleil ou de porter un chapeau et des vêtements couvrants. Les produits solaires sont présentés comme des alliés complémentaires. Santé Magazine relaie ce même principe et rappelle l’intérêt de ne pas s’exposer aux heures les plus chaudes de la journée.

Pour choisir, il est donc utile de procéder dans cet ordre : vérifier le niveau de protection adapté à son type de peau, rechercher une protection UVA, puis retenir un format dont l’étalement et le rendu facilitent une application généreuse. Les préoccupations de composition ou d’environnement peuvent compléter la lecture, à condition de ne pas confondre des systèmes de notation différents.

Les données de l’essai et les limites des allégations supplémentaires sont détaillées par 60 Millions de Consommateurs. Le compte rendu du panel de huit références est également publié par Santé Magazine.

Photo à la une. Source: Pexels. Attribution: https://kaboompics.com/. Licence: Pexels License.